Comment récupérer votre argent sur une assurance vie ?

Expert Benoît Fruchard
Benoît Fruchard
Mis à jour le 03 septembre 2021

Cassons tout de suite un mythe sur l’assurance-vie : votre argent n’y est jamais bloqué ! La plupart des français pensent, à tort, être obligé d’y laisser leur épargne pendant au moins 8 ans. En réalité, plusieurs choix s’offrent à vous : le rachat partiel, le rachat total ou encore la rente viagère. Le tout est de bien connaître les conséquences de ces 3 options. Tour d’horizon sur les conséquences et nos conseils pour éviter des désagréments facile à anticiper !

Récupérer l’argent n’importe quand grâce aux rachats

Le rachat en assurance vie n’est que le terme consacré pour effectuer un retrait de cette dernière. Il existe deux types de retrait avec des conséquences bien distinctes.

Le retrait partiel

Le retrait partiel vous permet de retirer une partie du montant de votre assurance-vie. Le capital restant continue à générer des intérêts. Vous pouvez en faire la demande n’importe quand au cours de la vie de votre contrat. Le retrait partiel a plusieurs conséquences intéressantes :

  • Conservation de l’antériorité fiscale. Votre contrat continue d’être actif et, s’il a plus de 8 ans, les intérêts de vos futurs placements pourront éviter l’imposition sur les plus-values. S’il a moins de 8 ans, cela vous permet également de continuer à faire « tourner » votre contrat pour tenter d’atteindre cette fameuse période de 8 ans.
  • Piocher rapidement dans vos liquidités. Une fois votre demande de rachat partiel envoyée, votre assureur à un délai maximum de deux mois pour faire le transfert. Passez ce délai, vous pouvez lui réclamer des indemnités.
  • Optimiser votre fiscalité. Une fois que votre contrat a plus de 8 ans, la fiscalité allégée de votre contrat vous permet de procéder à des rachats partiels avec 4 600€ (9 200€ pour un couple) d’intérêts non imposables ! Vous pouvez donc retirer 4 600€ d’intérêts sans fiscalité tous les ans !x

Le retrait total

Le retrait total vous permet de retirer tout l’argent de votre contrat. Comme avec le rachat partiel, vous pouvez en faire la demande n’importe quand au cours de la vie du contrat. Cependant, plusieurs conséquences sont à prendre en compte avant de se lancer :

  • Un rachat total clôture votre contrat, vous perdez toute l’antériorité fiscale de ce dernier. Si vous souhaitez épargner à nouveau plus tard, vous serez obligé d’attendre encore 8 ans pour profiter d’une fiscalité avantageuse.
  • Vous perdez les avantages successoraux acquis à l’ouverture. L’assurance-vie possède de nombreux avantages dans le cadre de la transmission, faîtes attention, au-delà de 70 ans, ces avantages sont drastiquement diminués.

Récupérer votre argent sous forme de rente : la bonne idée ?

La sortie en rente consiste à demander à votre assureur de vous verser un revenu régulier en échange de votre épargne accumulée sur votre contrat. Le montant de la rente dépendra de 3 facteurs : le montant sur votre contrat, votre âge et votre espérance de vie.

Pour nous, la sortie en rente est à éviter :

  • Le montant de la rente est statistiquement en votre défaveur. La compagnie d’assurance n’a pas intérêt à perdre de l’argent. les estimations d’espérance de vie et de montant de la rente sont très souvent en votre défaveur. Il vous faudra battre les statistiques de mortalité pour être gagnant. A vous de voir !
  • Cette décision est définitive, vous ne pouvez plus retourner en arrière. Que faire en cas de coup dur ou en cas d’envie précise ? Vous serez obligé d’attendre qu’on vous verse votre rente.
  • La plupart des compagnies ont mis en place des systèmes de retraits partiels automatiques gratuits. Il vous suffit de calculer vos besoin en retraite complémentaire et le tour est joué ! Vous pouvez changer le montant et suspendre les versements si besoin

L’avance : un service intéressant proposé par les assureurs

Les assureurs peuvent vous faire des avances sur votre capital. En contrepartie d’un taux d’intérêt faible, vous pouvez empruntez jusqu’à 60% de votre capital. Ainsi, vous évitez de casser l’antériorité fiscale de votre contrat s’il a plus de 8 ans, l’imposition sur les plus-values de vos gains générés (votre TMI + 17,2% !) et continuez à faire fructifier votre capital. Si vous faites 2 à 3% de rendement par an, un prêt à 1% est rentable ! Attention à bien regarder vos frais de gestion avant tout de même !

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